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A Cadenet, l’huile fait tourner le Moulin Bastide du Laval

Le jeune Léo Coupat, 28 ans, est à la tête du Moulin Bastide du Laval à Cadenet. Une entreprise familiale de production d’huile d’olive créée en l’an 2000.

Avec 20 000 visiteurs par an au Moulin Bastide du Laval, l’entreprise familiale tire 70% de son chiffre d’affaires de la vente directe. Le reste des ventes se fait auprès des restaurateurs et épiciers français (25%) et à l’export, notamment au Japon depuis novembre 2019 (5%). Ici sont produites trois catégories d’huile : les fruités verts à l’arôme végétal d’herbacées avec une pointe d’amertume et de piquant ; les fruités mûrs à l’arôme plus rond se positionnant entre le fruit exotique et la banane ; et l’olive maturée à l’arôme de tapenade, de fruits confits ou de chocolat.

Une histoire de famille

Oléiculteurs dans le Sud Luberon depuis 1998, producteurs d’une huile d’olive maintes fois récompensée, Carine et Roland Coupat, les parents de Léo, deviennent en 2014 mouliniers.

C’est l’aboutissement d’une aventure qui a commencé comme un retour à la nature et qui leur permet de maîtriser de bout en bout la qualité de leur production. « Ils donnent un sens au concept d’oléotourisme en accueillant les visiteurs pour des visites du moulin et de l’oliveraie le long de sentiers balisés, des dégustations et une initiation aux différents fruités de l’huile d’olive, des formations à la culture de l’olivier et des cours de cuisine », affirme Léo Coupat désormais à la tête du Moulin Bastide du Laval.

Aujourd’hui, les 4 000 oliviers du domaine, la vue sur la montagne du Luberon et la bastide du XVIIIe siècle forment le décor parfait pour une approche à la fois pédagogique et plaisir de cet or vert provençal.

Deux marques

L’entreprise de Léo Coupat surfe sur deux marques. Moulin Bastide Laval est l’entreprise familiale de production d’huile d’olive créée par ses parents. Trésor d’olive est une société qu’il a lui-même créée en 2017. Elle sélectionne des huiles d’olive françaises haut de gamme. C’est une marque réservée à 100% aux grandes surfaces.

Désormais l’entreprise se tourne vers l’export : Chine, Canada, Corée du Sud et USA. Avec la Covid-19, l’événementiel est en suspens. Cette année la récolte ne devrait pas être exceptionnelle en terme de volume. Ses 4 000 arbres devraient produire 25 tonnes, alors que lors des bonnes années ce sont plus de 50 tonnes qui sont récoltées. Huit personnes sont employées ici à plein temps. C’est le double, voire le triple lors de la trituration (période de récolte et d’extraction qui se déroule de mi-octobre à fin décembre).